EDITORAL
Comme tous les ans
à la même époque, nous rencontrons toujours les mêmes difficultés. En
effet, depuis bientôt plus de vingt ans, des graves crises sur les
ASSEDIC ressurgissent et ce malgré les changements successifs de
gouvernement ou de président du MEDEF. Malheureusement à chaque nouvelle
négociation nos droits diminuent, nous poussant de plus en plus dans le
régime général de l’UNEDIC, plus gravement encore en excluant plusieurs
de nos intermittents, les privant de tous leurs droits, surtout ceux
de pouvoir continuer à exercer leur métier.
Une offensive du
gouvernement concerne tous les privés d’emploi, en effet depuis l’été
dernier, ils sont soumis à un contrôle accru de la part de l’ANPE et des
ASSEDIC, dont les pouvoirs de radiation et d’amputation des allocations
ont été élargis. L’objectif est de faire des économies en radiant
massivement et surtout de soumettre les privés d’emploi à un flicage
permanent.
Arrivent
maintenant des négociations sur la Convention Collective du cinéma
( lire les pages production) avec des
propositions patronales totalement scandaleuses et inacceptables pour
nos syndicats. Nous reconnaissons que la Convention actuelle a besoin
d’un toilettage afin d’être étendue sur le plan national, mais en aucun
cas nous accepterons un retrait de nos acquis et une diminution sur nos
grilles de salaire.
Et maintenant le
C.P.E qui n’est autre que la version « jeunes » du C.N.E (contrat
nouvelles embauches). Ce nouveau contrat de travail prévoit, pour les
entreprises de moins de 20 salariés, deux ans de « période d’essai »
pendant lesquelles l’employeur peut librement se débarrasser du salarié
sans motif apparent. Autant dire que ce sont deux années où le salarié
est comme un intérimaire aujourd’hui : il se doit de se taire et
accepter les conditions de travail sous peine d’être viré.
Quel l’avenir
pour nos enfants ?
Gérard Besner